CALIBRO 35 in "VENDETTA" || RS Live @ SAE Institute
Calibro 35 - DECADE [Making Of Video]
Fabuleux groupe italien, dont voici une petite chronique parue sur "mapado.com" :
Le combo culte CALIBRO 35, samplé par des pointures telles que Dr.Dre et Jay-Z, sort un nouvel album studio « DECADE » et souffle ses 10 bougies. Le groupe funk cinématique transalpin CALIBRO 35 annonce la sortie mondiale de son sixième album « DECADE » le 16 février sur Record Kicks. Sur le ring depuis 2008, les CALIBRO 35 ont acquis une notoriété mondiale en tant que groupe indépendant. En dix ans de carrière, ils ont été samplés par Dr. Dre sur son album « Compton » et par Jay-Z, ils ont partagé l'affiche d'artistes tels que Roy Ayers, Muse, Sun Ra Arkestra, Sharon Jones, Thundercat, Headhunters et ont collaboré en tant que musiciens solo avec PJ Harvey, Mike Patton, John Parish et Stewart Copeland et Nic Cester (Jet). Le magazine Rolling Stone en parle comme « le phénomène le plus authentique, fascinant et rétro-maniaque qui soit arrivé à l'Italie ces dernières années » et de fait, les CALIBRO 35 ont désormais leurs aficionados aux quatre coins du monde et pas des moindres: Dj Food (Ninja Tune), Mr Scruff et Huey Morgan (Fun Lovin'Criminals). « DECADE » marque précisément les 10 ans de Calibro 35 et il s'agit là du tout premier album enregistré en formation orchestrale avec cuivres, violons et percussions. Mixé et enregistré par le très assidu Tommaso Colliva, vainqueur entre autres d'un Grammy pour Drone des Muse, l'album « DECADE » est la « capsule historique » des CALIBRO 35, rare et composite comme une oeuvre intemporelle.
David Nesselhauf - Come Along Bintang Bolong feat. Soulamadou
David Nesselhauf - Solaris
2 albums excellents et originaux, dont voici la chronique du 1er, parue sur Fonkadelica.fr :
Dans un shaker, ajoutez à une bonne dose de grooves afro une pincée de rockallemand puis de funk et mixez le tout à l’ancienne… Vous obtiendrez Afrokraut, un cocktail original détonnant et vivifiant saveur 70’s, disponible à partir du 30 Septembre chez Légère Recordings. Le compositeur et multi-instrumentiste basé à Hambourg David Nesselhauf revient en effet sur ce courant expérimental très bref qui traversa la musique populaire germanique dans les années 70.
Le premier single intitulé « Come Along Bintang Bolong » nous donne d’emblée un avant-goût de l’album distribué par Kudos Records et Broken Silence. Sur une cadence afrobeat marquée par les frappes inspirée du batteur Lucas Kochbeck (acolyte de David au sein de la formation funk Diazpora), le chant racé du Gambien Amadou Bah nous replonge dans la fusion psychédélique irrésistible opérée en son temps par le maître Fela Kuti. Plus loin c’est« Open Up! » qui capte l’attention avec sa rythmique funky très JB’s et la voix au groove assassin de Kinga Lizz épaulée par Nabil Atassi aux chœurs. Si l’esprit funk du Godfather of Soul plane aussi dans des morceaux instrumentaux comme « Dirt Track », tous sont habités de sonorités krautrock qui se manifestent par l’usage d’effets de distorsion à la guitare (« The Routine »), de nappes de synthés planantes (« Passport Check ») et d’une touche d’électro (« Bosso Fataka »).
Afrokraut n’est pas figé sur une ligne directrice, il explore un tas d’influences souvent plus complexes, un titre marquant cette ouverture est « A Route Obscure » avec sa syncope l’éloignant un temps de l’afrobeat, du funk ou du rock pour le rapprocher d’un jazz fusion très actuel, ou bien « Wait For Me » avec sa touche vintage rappelant l’esprit des compositions pour le cinéma de François de Roubaix.
Gyedu Blay Ambolley - This Hustling World [[GhanaClassics]]
Blay Ambolley - Walk 4 Ground
Artiste ghanéen majeur, Gyedu Blay Ambolley, né en 1947 et toujours actif aujourd'hui, est multi-instrumentiste, chanteur, producteur, compositeur... Auteur de plus de 30 albums, en voici 3 : Simigwa est son 1er, paru en 1975 et réédité ici par Mr Bongo en 2018 ; Ketan est paru chez Agogo en 2017 ; The Message chez Analog Africa en 2018. Bless.
Fraykers Revenge était un blog, qui a fermé il y a quelques années, et qui disposait d'un catalogue de raretés incroyables, qu'il compilait et diffusait gratuitement sur le web. Aucune de ces compiles ou albums ne sont oficielles, mais pas mal de spécialistes pensent qu'une bonne partie des titres qu'il proposait était introuvable ailleurs... Bref, ici une fatale série consacrée à la Blaxploitation, attention, les volumes 3 & 4 sont en vbr. Bless.
Réédition d'un album paru en 1996, qui sonne comme s'il venait des 70's. Captain Yaba vient du nord du Ghana, à la frontière du Sahara, et sa musique s'en ressent. Spécialiste du koliko, un ancètre du banjo à deux cordes, il n'a eu le temps d'enregistrer que deux albums avant de mourir en 2001, à tout juste 30 ans, mais après avoir tout de même fait une tournée en Europe, preuve de sa notoriété grandissante. Bless.
Excellente rétrospective de ce clavieriste belge, dont je vous invite à lire la superbe bio postée sur Discogs, et qui commence comme ceci :
17 millions de disques vendus en 50 ans, 600 titres enregistrés, un "merci, mais non merci" à Claude François et à James Brown, un statut (quasi) culte en Angleterre et en Allemagne, numéro deux des ventes en Flandre et doyen du Pukkelpop en 2016: André Brasseur est le plus inconnu des Wallons célèbres et il signe le come-back le plus inattendu de l'année, grâce à la double compilation "Lost gems from the 70's".
01 Ernie Hawks & The Soul Investigators - The Scorpio Walk [Timmion]
Excellent nouvel album, pour ce groupe adepte de Soul, Boogaloo, Funk et autres grooves jazzy, actif depuis 2001, dont voici une petite chronique en anglais :
"A new colossal star rises in the twilight of funky soul jazz as Ernie Hawks releases his debut album "Scorpio Man" on Timmion Records. The impressive trombonist/flutist, is known to hold no punches, when performing live in the ranks of The Soul Investigators. Here he delivers a fierce selection of S.O.U.L. and Cymande flavored instrumentals that also bring to mind some of the finest sample-fodder library music.
The album's name, "Scorpio Man" might come from the stinging and slightly intimidating style Hawks handles the trombone slide, known to pierce the hearts and souls of the ladies in the front row during his live performances. On this album, Ernie rides to battle equipped only with the flute, but this does not mean we will be exposed to some smooth jazz snooze fest. Rather Ernie handles his instrument with muscular rawness at times and moody ambiance at others, sliding with ease into any groove that the extended Soul Investigators band lays down.
"Scorpio Man" is no one trick pony, and the listener will be shifted around from the exhilarating psych funk of "Scorpio Walk" all the way to the airy moods of "Street of Tears". Take a chance with the Scorpio Man, his sting will give you a funky high much better than what they sell in the streets."
Voilaaa - On te l'avait dit (Feat. Pat Kalla) [Official]
Voilaaa - Spies Are Watching Me (Feat. Sir Jean) [Official]
Voilaaa, c'est le nouveau projet de Bruno "Patchworks" Hovart, producteur et multi-instrumentiste prolifique, connu entre autres pour ses autres sorties sous le nom d'Uptown Funk Empire, Mr President, ou encore Patchworks... Bless.
Ester Rada est israelienne, d'origine éthiopienne, et possède une fort jolie voix, ainsi qu'un groupe fort sympathique qui l'accompagne. J'ai inclus un petit EP, "I Wish", qui comprends 4 titres dont 3 sont des reprises de Nina Simone...Bless.
Voici les deux albums, fatals, qu'a sorti ce ghanéen, originellement en 1977 et 1978 chez Essiebons, et superbement réédités ici par deux labels spécialistes du genre, Analog Africa et Soundway. Deux albums considérés comme des classiques de l'Afrobeat, même s'ils s'en éloignent un peu parfois, en lorgnant du côté de la Soul et du boogie-funk. Bless.
Grosse découverte pour ma part que ce groupe d'Afrique du Sud, et pour les Inrocks aussi, puisque voilà ce qu'ils écrivent d'eux :
" BCUC, pour Bantu Continua Uhuru Consciousness), vient de Soweto. Ils appellent leur musique "africangungungu". On ne sait pas bien ce que c'est, mais il suffit d'écouter pour se prendre une énorme baffe (et une énorme basse) dans la face, et dans les jambes. Des rythmes traditionnels Nguni et Tsonga, propulsés par une basse méchante et des voix entre soul et punk-rock, d'une intensité comme on n'en trouve plus dans la soul ni le punk-rock."
Discographie Blood & Fire Records La perfection en matière de Dub et Roots Reggae Histoire du label Blood and Fire Records fut fondé en Avril 1993, comme une entreprise conjointe entre So What Arts Ltd (le Management de Simply Red), qui amenait son expérience du marché de la musique, et Steve Barrow, comme directeur artistique, un des meilleurs expert de la musique jamaïquaine, qui a compilé plus que 70 disques pour Trojan et Island, inclue la fantastique compilation 4-CD de "Tougher than tought, the story of jamaican music"".
In 2019, Ostinato Records became the first label granted access to the grand Archives of Radiodiffusion-Télévision de Djibouti (RTD), a vault of secrets and stories from East Africa.
The first in our Djibouti Archives series is a seminal anthology of 4 Mars, a 40-member Somali supergroup behind the most streamed and downloaded track on our Grammy-nominated Sweet As Broken Dates compilation. The personal band of a political party, 4 Mars' sound reveals a brand new history of the world.
Turkish synths, Jamaican Reggae, American brass, Bollywood vocals, Egyptian and Yemeni rhythms, and Chinese and Mongolian flutes all rendezvous in a corner of East Africa that for centuries served as the world's most brisk trading hub, the midway point connecting Africa, Asia, and the Mediterranean. All roads led to the Gulf of Tadjoura, not Rome.
This is Somali music at its sassy, soulful, synthesized best.
Warmly restored and remastered from digitized master reels and cassettes housed in the RTD archives.
La Locura de Machuca is the story of one man’s bizarre odyssey into Colombia’s coastal music underground, and the wild, hypnotic sounds he helped bring up to the surface.
One night in 1975, a successful tax lawyer named Rafael Machuca had his mind blown in Barranquilla’s ‘Plaza de los Musicos’. Overnight he went from a high ranking position in the Columbian revenue authority to visionary production guru of the newly formed record label that bore his name, Discos Machuca, and for the next six years he devoted his life to releasing some of the strangest, most experimental Afro Psychedelia Cumbia and Champeta ever produced.
The Colombian music industry was thriving in the mid-seventies, but while homegrown bolero and vallenato tunes were doing well on the charts, it was imported African records that were setting crowds on fire at the picos – the sound-systems that fuelled neighbourhood parties – and wherever those records were played there were always a handful of groups who were inspired to plug traditional Cumbia directly into the electric currents coming from across the Atlantic.
It was these obscure bands, who fused Colombian and African rhythms with the swirling organs and psychedelic guitars of underground rock, that fired Machuca’s imagination. While the label made its money releasing popular hits by legends such as Alejandro Durán and Aníbal Velásquez, that money was poured back into a unique run of experimental releases by fringe artists such as La Banda Africana, King Somalie, Conjunto Barbacoa, and Abelar- do Carbono, one of the godfathers of Champeta Criolla.
When Machuca couldn’t find groups to realise his particular vision, he simply created them himself. Drawing on a fearsome roster of musicians associated with the label, he assembled bands that lasted only as long as it took to record an album, and unleashed the results – complete with arrestingly unusual album covers – under a series of different names such as Samba Negra or El Grupo Folclórico. This unorthodox approach led his longtime recording engineer, Eduardo Dávila, to describe Machuca’s productions as the “B-Movies of Colombian music.”
The story of Doctor Machuca and his eccentric exploits tells of one of Colombia’s most atypical and peculiar record companies; a defining pillar of Afro-Caribbean psychedelia. His productions have come to represent the roots of Champeta and set the pedigree standards for Afro and Costeño avant-garde. The seventeen tracks on La Locura de Machuca, harvested from the darkest, strangest corners of the Discos Machuca catalogue, sound like little else recorded before or since.
The Quantic Soul Orchestra is a live band project of musician and DJ, Will Holland. Holland has recorded under several names, most notably Quantic. Tropidélico was recorded in Colombia, where Holland is now based.
The Quantic Soul Orchestra - Stampede (2003) The Quantic Soul Orchestra - Pushin On (2005) The Quantic Soul Orchestra - Tropidelico (2007)
Israeli Funk-Soul-jazz supergroup. La Fusion du Groove. So Funky!
Consisting of a drummer, upright bassist, 4 brass, 2 DJs and a sound console operator. They play funk, jazz and groove. The Apples started out in 2002, when a friend assembled the members of Radio Trip (Ofer Tal, known as SchoolMaster, and Uri Wertheim, known as MixMonster), drummer Yoni Halevy and bassist Shai Ran. The idea was to create a funky base combined with samples, scratching and a dominant brass division.
In the 1960s and into the 1970s jazz music in the USA was in an almost constant state of revolution, with the music and lives of African-American artists radicalised by the advent of the civil rights movement, Black Power, and a new spiritual awakening.
This album features groundbreaking and revolutionary artists such as Don Cherry, Archie Shepp, The Last Poets and Yusef Lateef as well as many rare and deep lost tracks from lesser known artists such as Creative Artists Ensemble, Granchan Moncur, Lloyd McNeill, Tyrone Washington and others.
Nina Simone & Lauryn Hill - The Miseducation of Eunice Waymon (Full Album) [HD]
Excellente sortie d'Amerigo Gazaway, dont voici une sympathique petite bio, trouvée sur thebackpackerz.com :
Savez-vous quel est le point commun entre B.B King, Fela Kuti, Marvin Gaye, UGK, De La Soul ou encore Yasiin Bey (Mos Def) ? Il s’appelle Amerigo Gazaway. Agé de 31 ans et originaire de Nashville, ce DJ dont le nom a pas mal circulé sur le net ces dernières années est devenu maître dans l’art du mashup. On vous propose aujourd’hui de découvrir ce héro du mélange des genres.
Le concept de base du mashup est assez simple : vous prenez une piste instrumentale d’un artiste, la piste a capella d’un autre, vous mixez le tout pour être sûr que le tempo est bon, que les BPM sont calés et le tour est joué ! Vous obtenez un titre plutôt sympa à écouter et potentiellement à succès en fonction de votre talent et de l’improbabilité de la collaboration que vous venez de fabriquer. Sauf qu’à ce petit jeu, Amerigo Gazaway va plus loin, même beaucoup plus loin en faisant preuve de génie et d’un certain talent pour appliquer à la lettre l’expression « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué »
Son premier coup d’éclat remonte à 2011 et la sortie de son projet Fela Soul. L’idée va au-delà d’un simple mashup puisque Gazaway parle de « collaboration conceptuelle » entre les artistes et les genres qu’il mélange. Des instrus de De La Soul, parsemées de samples de morceaux de Fela Kuti (la légende de l’Afro beat nigérian), le tout enrobé de couplets du trio de Long Island et voila un premier succès pour Amerigo Gazaway, qui ne s’arretera pas en si bon chemin.
Dans la foulée il sort en 2012 un autre projet intitulé Bizarre Tribe: A Quest to the Pharcyde. Vous l’aurez deviné, A Tribe Called Quest et The Pharcyde sont à l’honneur sur cette collaboration dont le concept est le suivant : Gazaway applique les couplets des Pharcyde sur des productions qu’il réalise lui même à partir des morceaux originaux de soul, funk, et jazz samplés à l’époque par A Tribe Called Quest pour réaliser leurs albums. Quand on vous parle de talent, on ne vous ment pas et cet album obtiendra la même année les louanges de nombreux médias dont le L.A times et la bible hip-hop OkayPlayer.
Depuis, Le Dj continue d’être productif et ingénieux et nous a gratifié de trois autres projets majeurs : The Big Payback Vol.3, qui fait collaborer James Brown avec Bob Marley, Busta Rhymes, Biggie, Michael Jackson et j’en passe… The trill is gone teinte le dirty south du groupe UGK d’une couleur blues avec les riffs de guitare de la légende BB King, une pure merveille.
On atteint néanmoins le sommet avec l’album Yasiin Gaye, The Departure. Un mélange incroyable des oeuvres de Marvin Gaye et de Yasiin Bey (b.k.a Mos Def). Une harmonie parfaite entre les deux artistes se dégage à l’écoute de l’album, si bien qu’on aurait presque l’impression que les morceaux ont été enregistrés en studio en présence des deux artistes. Amerigo Gazaway joue au micro-chirurgien, proposant des nouveaux morceaux à partir des originaux de Marvin Gaye re-visités et reconstruits tout en conservant la saveur originale de ceux-ci et en y faisant apparaître tantôt Yasiin Bey au rap, tantôt Marvin Gaye au chant ou au refrain, pour un résultat hors du commun qui en ravira plus d’un. Le rap punchy de Mos Def et la soul délicieuse de Marvin Gaye se marient à la perfection et on aurait difficilement pu imaginer meilleur mélange des genres tant les deux univers sont complémentaires et s’imbriquent pour n’en former qu’un seul, comme une évidence.
TEASER | Dancefloor Stompers | Librerie Musicali promo (Four Flies Records, OUT 20th DECEMBER)
Superbe album de ces italiens, dans la plus pure tradition des musiques italiennes de polars des 70's. Comme l'album est sous-titré : "Like the music for a TV series that has not yet been written ... 100% BLACK & CINEMATIC GROOVE!"
La légende relatée par les sites et blogs de collectionneurs prétend que le pianiste et compositeur du Platano Group, un certain Evaristo Nata, aurait été interné en hôpital psychiatrique, peu de temps après la sortie de ce disque, pour ne plus jamais refaire surface.
Formed by Stevo Atambire and produced by Wanlov (Fok’n Bois) and Percy Yip Tong, Alostmen’s music is based around the Frafra traditions of the kologo, a stringed lute, using traditional instrumentation in entirely new ways. “I like to force my instrument to work,” explains Stevo. “I’m a yout’man and into rap, reggae, Malian music. I add these to the band’s sound.”
“I had toured with Stevo in my band Afro Gypsy in 2017,” Wanlov continues, “and we recorded the tracks for this album on the road in Uganda and North West Ghana in hotel rooms” The band comprises Stevo (kologo, vocals), Jo Ajusiwine (goje fiddle, vocals), Aminu Amadu (talking drum) and Sowah (gome box, djembe and conga) while featured guests include highlife legend Gyedu-Blay Ambolley and Ghanaian stars Yaa Pono and Medikal.
“We are Alostmen because we were lost in the street, the forgotten people,” explains Stevo. “People at home see music as a teaching so I always try give my community hope to achieve.”
Washington D.C. reggae band! - The Archives began when Thievery Corporation’s Eric Hilton began a quest to explore the roots of reggae music. Led by producer/ keyboard ace Darryl “Trane” Burke, all members have recorded & toured w/ world renown reggae acts; Black Uhuru, Culture & more.” (Discogs)
Encore une fatale compile, dont voici la chronique parue sur RFI :
Un parfum de mystère se dégage de la première compilation consacrée à Amara Touré, chanteur guinéen ayant fait carrière au Sénégal, au Cameroun puis au Gabon dans les années 70, avec un répertoire afro-cubain.
Dans les ouvrages de référence sur la musique africaine publiés au cours des dernières décennies, au mieux, Amara Touré a droit à une demi-ligne. En fait, que son nom soit cité relève déjà du domaine de l'exception, car dans l'immense majorité des cas, il en est tout simplement absent. Difficile, au premier abord, de mettre en équation une telle forme de discrétion durant toute une carrière, avec la cote qu'a atteint depuis quelques années, cet artiste ressuscité par les diggers, ces chercheurs de trésors musicaux.
Comment comprendre que ce Guinéen, au regard des qualités qu'on lui prête aujourd'hui, ait laissé si peu de traces discographiques, alors même qu'il évoluait à une époque où les représentants de son continent commençaient à se faire entendre activement sur la scène internationale et que les producteurs occidentaux s'étaient mis à observer plus attentivement ce qui se passait dans les anciennes colonies ?
Si les interrogations, légitimes, ne manquent pas, la logique a aussi ses limites. Passer à travers les mailles du filet constitue une possibilité. C'est justement ce que souligne, en filigrane, le projet mené par le label allemand Analog Africa, spécialisé dans les causes oubliées qui méritent un meilleur traitement, même tardivement. Car les disques vinyle sont là, tels des éléments objectifs, pour mettre un son, une voix, un style, sur un chanteur resté sinon inconnu, du moins largement méconnu.
Trois 45 tours et un 33 tours
Mais pour qu'une légende prenne corps – on pense forcément à celle du folk singer américain Sixto Rodriguez, il y a quelques années –, plusieurs conditions doivent être réunies. Une histoire, aussi romanesque soit-elle, ne suffit pas. Il faut aussi que le talent soit incontestable. Amara Touré possède les deux, comme s'attache à le décrire le livret de la compilation qui vient donc de lui être consacrée, et comme le laissent entendre les dix morceaux rassemblés sur le CD. Soit la totalité de ses enregistrements, en près de 35 ans au micro dans les cabarets : trois 45 tours et un 33 tours !
Pour compliquer la tâche, et rendre l'entreprise du label encore plus excitante, un autre ingrédient vient s'ajouter : l'intéressé semble avoir disparu des écrans radars. Aucune des personnes contactées, ami d'enfance ou musiciens avec qui il a longuement et étroitement collaboré, n'a de ses nouvelles !
Silence absolu depuis 1996, date à laquelle il a cessé de travailler avec l'orchestre Massako de Libreville, tantôt présenté comme relevant des FTN du Gabon (forces terrestres et navales), tantôt des FAG (forces armées gabonaises). Amara Touré y était arrivé en 1980, en provenance du Cameroun où il venait de séjourner dix ans, se produisant à Yaoundé avec l'Ensemble Black & White qui devait souvent jouer dans deux endroits différents dans la même soirée ! Son répertoire afro-cubain y était très apprécié.
"Ce succès lui a donné l'idée d'enregistrer quelques morceaux, et comme ses prestations quotidiennes étaient très applaudies, il a pris confiance. Il voulait suivre les exemples de ceux qui, comme Laba Sosseh, étaient reconnus sur la scène internationale. Il a décidé de tenter le coup, mais ce n'était pas une tâche facile, parce que le Cameroun souffrait (et souffre toujours) d'un énorme manque de moyens d'enregistrement. Grâce à l'aide de deux importants membres de la société nationale de radio-télévision, Amara Touré a réussi à enregistrer son premier 45 tours avec les chansons N'Niyo et Cuando Llegare", raconte le saxophoniste Moustapha Diop qui connait particulièrement bien le Guinéen pour avoir grandi avec lui à Dakar.
L'idéal panafricain
Arrivé au Sénégal alors qu'il n'avait pas trois ans, le jeune Amara est peu disert, gêné par son fort bégaiement. Sauf quand il chante. Au fameux Miami Club d'Ibra Kassé, haut lieu de la vie nocturne dans la capitale où les rythmes cubains sont très en vogue, il fait ses débuts à la fin des années 50. Et rejoint rapidement le Star Band, formation devenue une institution de la musique sénégalaise.
De plus en plus à l'aise dans ses interprétations, il se fait remarquer pour savoir conserver la saveur des titres originaux tout en apportant sa propre culture. Quand se présente la possibilité de s'expatrier au Cameroun, en 1970, il y voit une opportunité à saisir.
Cette mobilité qui caractérise la carrière d'Amara Touré reflète aussi une tendance assez prononcée, à cette époque, dans le milieu musical africain. Elle ne manque pas de rappeler le parcours itinérant de Manu Dibango, résident à Kinshasa où Joseph Kabasele l'avait fait venir, puis dans son Cameroun natal, avant d'exercer des fonctions à Abidjan, en Côte-d'Ivoire. À travers leurs démarches, les artistes aussi contribuent à l'idéal panafricain.
Analog Africa No.9 - ANGOLA SOUNDTRACK The Unique Sound of Luanda 1968 - 1976
The nascent Angolan music scene was set on fire by a small group of intrepid singers, backed by an array of super tight bands and led by extraordinary guitarists who revolutionized the musical and the political panorama of the 60s and 70s.
A powerful confluence of traditional rhythms from Luanda's islands, psychedelic guitar sounds imported from neighbouring Congo, Latin grooves, old school Caribbean merengue and the hard beat of the angolan carnival bands conspired to create the modern music of Angola. These sounds were immortalized by two excellent recording companies - Fadiang (fábrica de discos angolano) and Valentim de Carvalho... (Analog Africa)
Eddie Bo (Edwin Joseph Bocage) was a singer/pianist from New Orleans. Schooled in jazz, he was known for his blues, soul and funk recordings. Debuting on Ace Records in 1955, he released more single records than anyone else in New Orleans other than Fats Domino.
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