Excellente compile, dont voici la chronique parue sur FranceInfo :
" Avec leurs nouvelles sonorités et leurs nouveaux codes vestimentaires, les Vikings de la Guadeloupe avaient révolutionné la musique antillaise dans les années soixante. Autodidactes pour la plupart, à l’écoute des îles indépendantes voisines de la Guadeloupe, branchés également sur la culture afro-américaine, les Viking avaient réalisé un subtil mélange de leur héritage musical et des influences extérieures. Valse, mazurka, biguine, gwo-ka, mais également jazz, rumba, salsa, kompa d’Haïti, funk, reggae et soca ont irrigué leurs créations pour le plus grand bonheur de toute une génération. On considère également que les Vikings sont les précurseurs du zouk, qui allait connaître l’ascension fulgurante que l’on sait.
Mais début des années quatre-vingt, la formation se sépare et chacun poursuit sa route, principalement vers les territoires du jazz et du zouk. Vingt-quatre ans plus tard – nostalgie, quand tu nous tiens - certaines figures historiques du groupe ont décidé de se retrouver autour de Camille Sopran’n, cofondateur et chef d’orchestre des Vikings, pour renouer avec l’aventure initiale. Autour de ce dernier et de Guy Jacquet, Max Severin, Fred Aucagos, Hippomène Leauva, de jeunes musiciens ont rejoint avec enthousiaste le noyau dur de l’orchestre.
Les Vikings ont déjà renoué avec la scène à la fin du mois de mars en région parisienne, tout en sortant une compilation « best off » intitulée « Enkor On Ti Tou (1966-2016) », qui reprend leurs morceaux les plus fameux. Ils seront en concert le 17 avril en Guadeloupe, à l'Appart à Jarry, avant un retour dans l'Hexagone en mai."
VA – African Pearls - Guinée 70 : The Discotheque Years Afrobeat Soul Funk Highlife Cuban Music
Various – African Pearls - Mali 70 : Electric Mali Afrobeat Soul Cuban Music Compilation
Fabuleuse série de compiles explorant le patrimoine musical de 5 pays africains, Congo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée, principalement dans les 70's. Bless.
{Classic Ghana Highlife} Hwehwe mu na yi wo mpena by K. Frimpong & Cubano Fiestas band
Excellent album paru en 1976 de ce chanteur Ghanéen né en 1939, Alhaji Kwesi Frimpong de son vrai nom, et décédé en 2005. Album réédité ici par Secret Stash en 2012. Bless.
Excellent groupe belge, dont voici la chronique d'Artifacts, parue sur FranceCulture.fr :
Le groupe mené par le saxophoniste et flûtiste belge Nathan Daems traverse à la fois le temps et les espaces, l’Ethiopie, la Jamaïque et les Balkans même, au gré d’une aventure mystique, fiction nourricière.
« Bones » ou les os et la flute du projet Black Flower. Plutôt que de vous raconter comme d’habitude d’où vient ce que vous entendez, qui sont les musiciens derrière Black Flower il faut commencer par l’histoire que donne à lire l’auteur principal du disque, un certain Nathan.
Nathan évoque ses voyages en Grèce dans les notes du disque, et alors qu’il erre dans les vieux quartiers de Thessalonique il fait la rencontre d’un musicien de rue qui lui donne un papier avec les mots ΨΥΧΗΣ ΙΑΤΡΕΙΟΝ (PSYCHES IATREION) inscrit en grec. Psyches Iatreion, le repos de l'âme, formule ancienne liée à la grande librairie d'Alexandrie, -au passage pour les bibliophiles c’est une expression que certains auront peut-être vue inscrite au dessus des portes de la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Gall en Suisse (une des plus vieilles bibliothèque monastique au monde, date du IXème siècle à voir ICI)
Psyches Iatreion, ou l'hôpital de l'âme, c’est le mot de passe pour un lieu que Nathan va retrouver la nuit qui précède son départ, un petit chemin qui mène à une cave, où il descend une bougie à la main pour y découvrir l’expression d'un culte musical…
La musique de Black Flower est traversée d'influences, de cultures plus ou moins anciennes, éthiopienne d’abord, occidentale aussi, on retrouve par ailleurs un goût pour l'écho et les boucles du dub jamaïcain, et puis quelques secondes plus tard vous voici transporté en Europe de l’Est au gré de cuivres entremêlés…
Peut-être le nom de Black Flower fait-il écho à l’African Flower (Fleurette Africaine) de Duke Ellington, Max Roach et Charles Mingus. On peut le supposer à en juger par les quelques informations trouvées sur Nathan Daems, le saxophoniste et flutiste belge qui compose et organise l’ensemble instrumental. C’est leur deuxième album, avec à ses côtés des musiciens belges (le bassiste Filip Vandebril, le pianiste Wouter Haest et le batteur Simon Segers) à noter : la présence du texan Jon Birdsong, un trompettiste que vous avez peut-être entendu chez Beck ou Calexico ou encore celle du violoniste Tcha Limberger.
Projet toujours illustré d’une aquarelle étrange (signée Kasper Baele, à suivre ici ) on devine la pointe d’un clocher ou d’un château dans les Carpates, la lumière est incertaine peut-être est-ce celle d’une éclipse de Lune ?
Grosse découverte pour ma part que ce groupe d'Afrique du Sud, et pour les Inrocks aussi, puisque voilà ce qu'ils écrivent d'eux :
" BCUC, pour Bantu Continua Uhuru Consciousness), vient de Soweto. Ils appellent leur musique "africangungungu". On ne sait pas bien ce que c'est, mais il suffit d'écouter pour se prendre une énorme baffe (et une énorme basse) dans la face, et dans les jambes. Des rythmes traditionnels Nguni et Tsonga, propulsés par une basse méchante et des voix entre soul et punk-rock, d'une intensité comme on n'en trouve plus dans la soul ni le punk-rock."
Voici le premier album de Hailu Merdia, clavieriste, accompagné par les Walias, Backing Band fondé par Mulatu. Il s'agit ici d'une réédition de 2014 parue chez Awesome Tapes From Africa. Bless.
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